
« Comment les traditions liées à la mort se transmettaient au Néolithique, bien avant l’écriture ? À cette époque (4500–2500 av. J.-C.), les façons d’enterrer les morts varient énormément : grands dolmens à l’ouest, fosses pleines d’ossements humains et animaux à l’est. On pensait que chaque région avait ses propres rituels, mais des indices montrent que les mêmes gestes et les mêmes objets réapparaissent partout, parfois à des siècles et des centaines de kilomètres de distance. Autrement dit, les rites funéraires circulent, mais on ne sait pas comment. L’objectif de la thèse est donc d’utiliser des méthodes modernes pour suivre la trace de ces traditions, comprendre comment elles se diffusent entre groupes et dévoiler ce qu’elles révèlent des croyances et des liens sociaux du Néolithique. »
Ces travaux sont réalisés dans le cadre d’un thèse intitulée « Structuration de données bio-culturelles et évolution : Apport de l’intelligence artificielle et des phylogénies dans le cadre des pratiques funéraires du Néolithique européen“, Financée par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et encadrée par Éric Crubézy.
